Élan de contribution : comment rester chez soi sans rien faire?


La permaculture s’appuie sur la croyance que chaque être humain est nourri d’un élan de contribution à sa communauté (quelque soit son échelle) qui est dû à sa caractéristique d’animal social. Cet élan de contribution qui découle indirectement de répondre à la sensation d’utilité et de sens de sa propre vie, est un levier qu’il est important de prendre soin. Il répond à la fois au principe éthique de Prendre soin de l’humain et à la fois s’il est bien orienté à celui de Partager équitablement. Cet élan de contribution et de volonté d’action est particulièrement mis en avant durant de crises. De nombreuses personnes se mobilisent pour tenter de faire leur part et se sentir utiles. C’est également pour cela qu’il est si difficile, pour beaucoup d’entre nous, de rester chez soi sans rien faire durant une pandémie et un besoin d’isolation de la population.



Si ces élans sont mal organisés (que ce soit en autogestion ou non), les dommages peuvent être bien plus négatifs que l’inaction et peuvent desservir l’objectif premier de l’élan de contribution ainsi que le bien être du groupe et du bien commun. C’est pour cela qu’il me semble important d’apprendre à nous organiser ensemble et si possible de préférence en dehors des moments de crises ; quand tout va bien. Les écoles démocratiques sont des lieux particulièrement bénéfiques pour apprendre l’auto-responsabilité et l’auto-gestion dès le plus jeune âge. C’est également en partant de ce postulat ou de cette croyance d’élan de contribution que des propositions de modèles économiques tel que le revenu de base universel s’appuient.