Permaculture et Biodiversité


La préservation et la favorisation de la biodiversité est un enjeu environnemental planétaire. Au delà du beau que représente la diversité des espèces, un enjeu de résilience est en question. C'est bien la diversité des espèces indigènes qui permet la possibilité d'adaptation de certaines d'entres elles lors d'un changement important d'un territoire, que ce changement soit climatique ou autre. Aujourd'hui notre manière d'occuper le territoire a détruit un très grand nombre d'habitats et de lieux propices à la vie des non-humains.

L'enjeu est de préserver et même favoriser la présence d'une très grande diversité d'espèces sur la planète, et ce, dans les villes également. Cette diversité des espèces doit également s'accompagner de la diversité des âges de ces espèces. Je pense par exemple aux arbres, où beaucoup de vieux arbres sont coupés pour diverses raisons autres que des maladies et remplacés par de jeunes. Nous avons tendance à rajeunir le parc des arbres en ville et avec de nombreuses espèces de vivant qui trouvent leurs ressources (habitat, nourriture, reproduction, etc.) avec ces végétaux mâtures.


La permaculture prend soin de la biodiversité et propose de créer une zone nommée 5 qui la préserve et la favorise. Elle est également là pour nous surprendre, car en tant qu'humains nous ne pouvons prévoir l'ensemble des interactions entre les espèces. Aussi, cette zone 5 nous permet d'être surpris, de rester humble, de s'inspirer et de favoriser la résilience du reste de notre système.



Que pouvons-nous faire concrètement pour la favoriser?


1. Les petits gestes individuels : zone 1 et 2 en permaculture


Nous n'en avons pas l'habitude, mais tout simplement faire moins dans son jardin !

Quelques pistes que j'invite à visiter :

- Laisser une zone pousser comme bon lui semble sans tondre, afin que le cycle complet des plantes puissent être réalisé et ainsi permettre à de nombreux insectes de vivre, ce qui favorisera une source de nourriture pour certains oiseaux.

- Laisser le tapis de feuilles mortes recouvrir la terre en hiver. Elle offre refuge et nourriture à de très nombreux organismes du sol (invertébrés, champignons, bactéries, etc.).

- Planter des plantes indigènes à la place des belles roses hornementales. Cela offrira des habitats et de la nourriture pour nos amis les petits invertébrés dont les pollinisateurs indigènes.


2. Les gestes collectifs : zone 3 et 4 en permaculture


Contribuer à des collectifs qui favorisent la biodiversité locale et les corridors écologiques (je reviendrais sur cette notion dans un autre post).

Quelques pistes :

- Soutenir le verdissement par des plantes indigènes.

- Contribuer à la préservation de friche et de milieux humides urbain-e-s.

Tel que le Champ des possible à Montréal : champdespossibles.org

- Appuyer les initiatives de plantation de haies diversifiées d'essences indigènes sur de grandes distances sans intéruption, à l'échelle d'un village ou plus.

- Prendre le temps d'apprendre et de comprendre la complexité des écosystèmes pas à pas.

- Pour les éducateurs, prendre un temps de qualité pour aborder la biodiversité, sa beauté et sa préservation.

- Lors d'un projet de forêt nourricière par exemple, nous pouvons imaginer dédier 20% pour cette zone qui ne sera pas touchée même pour récolter.


3. À très grande échelle : zone 5 en permaculture


Contribuer à des initiatives de protection de grands territoires : c'est possible et facile

Quelques exemples :

- Achat de terres en très grands groupes qui ainsi ne pourront plus être touchées :

Tel que celui proposé par le grand botaniste Francis Hallé pour la constitution d'une grande forêt primaire en Eurpoe de l'Ouest.

www.helloasso.com/associations/association-francis-halle-pour-la-foret-primaire


Tel que celui d'artistes tels que les CowBoys Fringuant qui dédient une partie des revenues de leurs albums à l'achat de forêts québécoises afin qu'aucune coupe de bois ou de projets miniers puissent avoir lieu.

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Christelle Fournier Permaculture

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